! Still not a punk !

01 avril 2009

Follow me, said the golden fish. I will, answered the April fish

je vous invite sur mon nouveau blog

à bientôt !

Posté par blue_cat_junior à 10:44


28 février 2009

Pfou dis donc...

Veillé toute la nuit. Les rats n'aiment ni la radio ni la lumière ni les gros bâtons. Pour le moment, on ne déplore aucun incident majeur. Le mur ouest de la cuisine, malgré des attaques répétées, a tenu le choc, grâce aux renforts ingénieux conçus et mis en place par le capitaine.

La capitaine et la moussaillonne soufflent dans leur Ford intérieure de voir que le capitaine est trop doué et plein de ressources. L'attaque est désormais plurifrontale.

Sérieux, il va vraiment falloir que la dératisation enraye la montée des gaspards, parce que là, ça devient moyen marrant, l'idée qu'ils sont en train de grignoter nos murs !!!!

Bon. Sinon, une comptable qui avait détourné un bon paquet de fric à la fusée Ariane est en prison depuis quelque temps (mais l'info ne sort que maintenant). Elle avait semble-t-il mis en place un système de faux bons de commande et faux bons de livraison mais vraies factures. Elle aurait expliqué que son compagnon la menait sur la pente du crime et elle aurait fait une tentative de suicide. Elle devrait donc payer pour avoir détourné des sous à une fusée, alors que d'autres qui ont joué à la roulette russe avec l'estomac d'un paquet de monde vont tranquillement évoquer les aléas du marché et la ductilité des cours boursiers.

Et c'était mon dernier billet ici
A bientôt, ailleurs, sur la Toile ou ailleurs

Posté par blue_cat_junior à 06:25

12 février 2009

ça revient petit à petit

L'envie de poser les mains sur un clavier pour écrire revient petit à petit. J'ai vraiment laissé le grand Blob m'envahir totalement, je me suis bien roulée dans le total sblurb.

J'ai l'impression de renaître un peu de mes cendres en ce moment.

Genre, je suis plutôt fière de moi car j'apprends l'aïkido, même si certains soirs, je me demande ce que je viens faire sur ce putain de tatami à m'en prendre plein la tête et à devoir si gravement remettre en question toute ma gestuelle et mes certitudes corporelles. Se retrouver dans la peau d'un gamin de deux ans qui apprend à marcher et qui doit apprendre à coordonner ses mouvements, c'est une aventure qui vaut le détour, quand même. Même si on se demande parfois pourquoi on se l'inflige...

Et puis j'ai décidé d'affronter ma trouille de la voiture, surtout quand je suis au volant, ce qui a tendance à exacerber ma trouille de façon exponentielle. J'ai découvert que je n'ai oublié aucun des magnifiques jurons que j'ai appris au centre aéré et chez les scouts, que je me foutais royalement que des connards trouvent que je conduis mal. C'est vrai et alors ? Il y a des tas de choses beaucoup plus graves, sans compter que si tu continues à essayer de me pousser dans le fossé, je peux aussi faire une bêtise et freiner comme une demeurée, je ne conduis pas très bien, rappelle-toi...

J'ai racheté un chinois suite à nos dernières aventures ratistiques, et je compte refaire du pain très bientôt. Si ça se trouve, je vais finir par trouver un boulot dans mes cordes où je ne sois pas obligée de fréquenter de trop près des blaireaux (je crois que j'ai eu ma dose pour le reste de ma vie, là, merci bien!)...

Et là, c'est mon ancien blog.

Posté par blue_cat_junior à 23:30

08 février 2009

Un dimanche mouvementé...

Rat_d_moralis_On avait projeté une balade en voiture dans les environs pour que je prenne la voiture en main. Un doux euphémisme, en fait, vu que j'ai eu mon permis de conduire il y a plus de dix ans et que je n'ai jamais conduit. Hé oui, il y a encore des gens comme ça ! Je n'aime pas conduire, je ne sais pas si j'aimerai jamais...

Je me suis réveillée plusieurs fois cette nuit, d'autant que toute la famille montait avec moi en voiture et je me voyais déjà responsable d'un accident horrible et très mortel.

Juste avant de partir, on a déplacé deux trois trucs dans la cuisine, je ne sais plus trop pourquoi et j'ai poussé un cri de haine (c'est mon côté ménagère de moins de 50 ans : je n'aime pas vraiment pousser le balai et la serpillière, alors j'aime bien que les autres habitants de la maison respectent mon boulot et ne jettent pas n'importe quoi par terre, c'est vrai quoi, merde...). J'ai donc poussé un cri de harpie en pointant un doigt vengeur sur le paquet de pain de mie déchiqueté posé sur son lit de morceaux de pain de mie. J'ai commencé par soupçonner ma fille, mais franchement, c'était vraiment un truc de salopiot : le sac éventré et plein de miettes partout par terre, je sais que les enfants sont parfois surprenants, mais il ne faut pas non plus exagérer, on l'élève normalement, elle ne ronge pas les sacs de pain de mie.

Je me suis emparée de l'objet du délit et là, je suis restée stupide : le plastique était vraiment détruit. J'ai poursuivi mes investigations en examinant les morceaux de pain par terre. J'ai définitivement exclu ma fille des éventuels suspects et mon front s'est plissé et mon cerveau empli de questions.

En poussant un peu plus mes recherches, j'ai fini par trouver un sac de noix tout aussi attaqué que le sac de pain de mie. Devant des indices aussi concordants, nous avons émis l'hypothèse qu'une souris avait élu domicile dans notre cuisine. Ni une ni deux, nous sommes partis en chasse, mon mari et moi, farouchement déterminés à défendre nos provisions contre l'envahisseur aux dents véloces.

Il nous fallait localiser la bestiole. Elle nous aida grandement dans cette entreprise en signalant sa présence. Elle devait être terrorisée. J'avais poussé un cri de haine pure en découvrant le paquet de pain de mie martyr sur le sol de la cuisine et nous furetions depuis un moment dans un coin de la cuisine assez tranquille d'ordinaire, puisqu'il nous sert à entreposer les provisions, les boîtes de conserve, les paquets de pâtes, etc. Moi, à sa place, j'aurais déjà fait trois crises cardiaques. En tout cas, la bestiole a dû subir une attaque de panique et a bousculé en se déplaçant la boîte à goûter de la gamine. Désormais, nous savions que notre ennemi était à notre portée et nous avons mis en branle notre arsenal.

Mon mari s'est équipé de deux gants que nous utilisons en temps de paix pour sortir les plats du four. Il s'est muni d'un balai. Je me suis emparée d'un chinois. Nous avions fière allure et nous étions fermement décidés à ne laisser aucune chance à la sale bête de s'en sortir. Tandis que je conservais une position de recul prudente, mon mari examinait une à une les nombreuses cachettes possibles. Dans un sac que nous utilisons pour les piques-niques, la bête avait aménagé une cachette, dans laquelle mon mari découvrit des morceaux de pain de mie et quelques noix ouvertes. Il remua le sac et une fois sûrs que la bête ne s'y trouvait pas, nous continuâmes notre exploration méthodique.

Je pensais par moments à la pauvre bête terrorisée, qui depuis mon cri (le fameux cri du pain de mie) devait se dire qu'elle était foutue et dont le coeur devait battre deux ou trois mille chamades. Mais l'heure n'était pas à l'attendrissement et il nous fallait lutter pour protéger nos nouilles et nos spaghettis. Nous avons fini par débusquer la bestiole sous l'étagère, son oeil flambloyant de peur et de résignation dans le mince rayon de la lampe de camping que nous avions rechargée auparavant à grands coups de manivelle déterminés et efficaces. Nous avions jusque-là conservé l'espoir qu'il s'agissait d'une mignonne souris, mais à l'évidence, la bestiole méritait le nom de rat.

Mon mari, qui bien entendu avait pris depuis belle lurette la direction des opérations, m'intima l'ordre de me préparer à capturer le peu ragoûtant intrus qu'il se faisait fort de déloger à grands coups de manche à balai dans la gueule. Ce qui fut fait. Nous avons maintenu fermement le bestiau sous sa prison finement grillagée à l'aide de nos pieds. Il poussait des cris aigus et qu'on aurait pu qualifier de déchirants dans un tout autre contexte.

C'était bien un gros rat, avec ce genre de queue vraiment dégeu, qu'il agitait tant qu'il pouvait pour nous impressionner. Je dois dire que j'éprouve un dégoût irrationnel pour les rats, alors qu'il paraît qu'ils sont très propres et très intelligents. Je me suis vraiment retenue pour ne pas me barrer en courant, tandis que mon mari me laissait seule dans la cuisine avec la bestiole. Il est revenu avec un grand calendrier en carton, qu'il a glissé sous le rat, toujours emprisonné sous le chinois (oui, je sais, ça fait bizarre comme phrase) puis il a jeté la bestiole par la fenêtre.

On habite au rez-de-chaussée et le bestiau a repris son petit train-train de rat, sans doute un peu dégoûté de la vie, il s'était trouvé une bonne planque pour finir l'hiver, pas de bol. Ou alors, il était trop content d'être enfin libéré de cette prison...

Nous, on était soulagés d'avoir délogé notre squatteur et on a fait le tour des étagères : il avait rongé un sac de riz à sushis qu'on a jeté. On a nettoyé le dessous de l'étagère. Demain, je nettoierai à fond les deux étagères à provisions qu'il a visitées.

N'empêche, il lui a fallu faire de sacrées acrobaties pour attaquer nos sacs de riz et choper le pain de mie !

Du coup, j'avais complètement oublié mon stress de conductrice débutante et je suis partie presque sereine affronter la route et mon incompétence.

On est tous en vie, j'ai conduit à l'aller et au retour, je suis sortie et rentrée dans le parking (et ce n'est pas une mince affaire....).

La bonne nouvelle, c'est qu'il faut que je prenne la route toute seule demain et après-demain...

Ah oui : je voudrais juste dire aux gens qui ont eu la bonne idée de mettre des machins en béton partout le long des voies carrossables que ce sont de dangereux malades.

Posté par blue_cat_junior à 22:04

04 février 2009

Allez, un petit peu de polémik

Bernard-Henri Lévy, il n'y a même pas besoin de le chauffer, il démarre tout seul.

Pour défendre son ami Bernard Kouchner (les Bernard, il paraît qu'ils se réunissent tous les soirs de pleine lune et ils mettent au point leurs plans machiavéliks pour conquérir le monde), il reprochait ce matin sur France Inter à Péan d'avoir fait de Christine Ockrent une "femme de ménage".

Et à la  façon dont il expulsait
ces mots de son gosier, il aurait aussi bien pu dire "grosse merde" ou "sombre chiotte".

Franchement, ces intellectuels de gauche qui méprisent les femmes de ménage, moi, ça me laisse songeuse... Pour pas dire autre chose...

Posté par blue_cat_junior à 20:18 - Grosse gerbe vomitive


04 janvier 2009

Tiens, y'a de la lumière...

J'ai bien ri (un peu jaune tout de même) en lisant

ça.

Bonne année !

Posté par blue_cat_junior à 20:20

24 novembre 2008

En plus, il pleut...

C'est terrible comme le fait d'être au chômage modifie la perception qu'on a de soi-même... Je n'ai jamais été très investie dans le monde de l'entreprise... Je me demande finalement si cette circonstance n'est pas ce qui finalement me joue le plus de tours : le fait de ne pas croire qu'il faille acheter une maison à crédit pour être heureux, ni que d'avoir une cuisine à tempérament va régler tous mes problémes. Pas terrible comme point de vue, ça, dans un monde qui allume des cierges au robot-mixer et à la voiture argentée. Un monde de joie et de prospérité pour tous où je me demande vraiment pourquoi je fais ma difficile, y'a des moments, je me demande si je n'aurais pas mauvais caractère, finalement, si ce n'est pas ça qui me jouerait finalement des tours.

Si je fais le point sur mes dernières aventures dans le monde du travail, le bilan est largement en ma défaveur et comme dirait l'autre, le marché ne ment pas. Et donc, il faut bien que je me rende à l'évidence, le gros con est à la mode, le gros con plaît et je me mords les doigts d'avoir cru que les qualités humaines et la petite maison dans la prairie avaient encore cours.

Au passage, j'ai vu hier, le gros con number one du journal où j'ai souffert comme correctrice par la faute de trois cons mal embouchés et très très toxiques. Il ne faisait pas le fier et il a fait feu des deux fuseaux à toute virbure pour débarasser mon paysage de son ennuyeux faciès de pauvre type. Ca peut consoler. En attendant, c'est moi qui suis menacée de ruine et autres joyeusetés, tandis que ce grand flandrin nuisible est bien au chaud, soutenu par le syndicat et sa hiérarchie. De quoi devenir un peu aigrie. Mais je n'ai même pas le droit à ce luxe-là, il faut que je sois pétillante et dynamique, que je croie aux lois du marché et au marché de l'emploi, sinon, je vais finir SDF et ça sera un peu de ma faute.

Oui, je suis un peu sombre en ce moment, comme quelqu'un qui en aurait un peu marre de s'en prendre plein la tête, qui verrait son avenir se rétrécir un peu plus chaque jour et qui doit garder le sourire.

Ca ira mieux demain ou alors, je continuerai à déverser ici ma morosité, finalement, ça peut aussi me faire du bien, de me vautrer un peu dans ma déprime, ras-le-bol de la jouer "tout va bien".

Posté par blue_cat_junior à 19:09

27 octobre 2008

Il pleut dru et implacable, dommage que j'aie un rendez-vous cet après-midi, parce que c'est vraiment un temps à rester chez soi en pyjama à boire du thé bien sucré...

Ma gamine se gave de télé. Je laisse faire pour aujourd'hui parce que j'avoue que je ne sais pas quoi lui proposer d'autre, vu le temps de fond d'égoût...

Demain, on verra.

On a regardé Be Kind Rewind de Gondry hier et on a bien rigolé.

N'empêche, ça fait du bien de se rendre compte que même s'ils croient que le monde leur appartient et qu'ils sont les seuls à avoir tout compris, les beaufs à chemisette et les pétasses nuisibles sont des beaufs à chemisette et des pétasses nuisibles pour d'autres gens que moi (des fois, je vous jure, quand ils sont nombreux, on finit par se poser des questions...).

Posté par blue_cat_junior à 12:05

26 octobre 2008

Confiture de voitures

L'autre jour, je suis allée à une réunion avec des chômeurs. Tous autant que nous sommes, nous sommes là pour réfléchir à notre avenir, dans une perspective travaillistique. J'avoue, au début, j'étais un peu méfiante. Il y a là quelques trentenaires, et comme ceux avec lesquels j'ai travaillé récemment étaient plutôt bâtis sur le modèle gros mongoliens limite fachos... Je restais donc sur ma réserve, j'ai commencé à me détendre quand je les ai entendus rire et se moquer un peu de la situation (franchement, c'est vrai que certains tests sont assez croquignolets...). Et puis une nana a raconté son entretien pour faire télévendeuse pour une grosse boîte qui propose des crédits à la consommation au modique taux de 20 %. Et j'avoue que j'ai apprécié de l'entendre dire qu'elle trouvait franchement dégueu de proposer des cartes de crédit avec des taux aussi monstrueux, que c'était juste un moyen comme un autre de mettre aux gens un revolver sur la tempe en leur demandant de trouver ça bien. Non, parce que des fois, je me demande si c'est moi qui ai des idées noires, alors ça fait quand même du bien d'entendre ça. Merci beaucoup à cette jeune fille !

Un truc très bizarre : la nana qui dirige notre groupe et nous propose plein de photocopies à remplir a un peu ricané quand un des gars a dit qu'il n'était pas bling bling. "Ah, elle a dit sur un ton limite méprisant, vous êtes pour la décroissance, hum ?" Ensuite, elle a carrément dit au gars que le fait d'avoir une voiture pourrie pouvait être vécu par les gens qui n'ont pas une voiture pourrie comme de la provocation.

Je lui ai demandé si elle n'avait pas le sentiment d'aller un peu loin en parlant de provocation dans ce cas, mais elle a developpé en disant que lorsqu'on avait une voiture pourrie, on forçait les autres gens à réfléchir sur leur vie et ça les agressait. Heu oui ? Peut-être aussi que le gars n'a pas les moyens d'avoir à la fois une bagnole argentée dernier modèle et d'autres choses, qu'il n'a pas les moyens de s'acheter tout ce qu'il aurait envie de s'acheter, parce qu'il n'a pas tellement de sous, et que du coup, la voiture passe en dernier dans son programme d'achat ? En tout cas, je suis restée un peu interloquée de la réaction de cette nana : je vais drôlement me méfier quand on sortira en ville dans notre vieille caisse hors d'âge et complètement démodée mais confortable, mais agréable à conduire, et qu'on n'a de toutes façons pas les moyens de changer, histoire qu'un type dans une voiture neuve mais agacé par notre intolérable provocation ne nous saute pas à la gorge...

N'empêche, on ne m'enlèvera pas de l'idée que pour que des gens se sentent obligés d'acheter une bagnole neuve et en veuillent à ceux qui ne le font pas, c'est que malgré tout, ils ont la nette impression de se faire arnaquer. Sauf qu'ils se trompent de cible.

Toi, avec ta voiture neuve que tu t'es pris un crédit de fou pour payer, que tu te sens étranglé dans ta vie, dis-toi bien que le type qui roule dans une vieille voiture n'y est pour rien et que si ça se trouve il fait du karaté !

Posté par blue_cat_junior à 18:15

Le travail, c'est la santé...

Rangers

Plus ça va, plus je m'installe dans mon rôle de chômeuse. Oui, enfin, bon, disons que j'apprends à faire avec...

'toutes façons, j'ai jamais été très branchée par tous ces discours sur la réussite professionnelle et je regardais avec horreur les dégâts que la fréquentation des rats dans leur roue qui tourne tout le temps occasionnait chez moi, du temps que j'allais pointer tous les matins à la fraîche, après avoir envoyé ma frêle enfant blonde à l'école à grands coups de pompe dans le derrière, histoire de lui rappeler que sa mère avait des choses un peu plus importantes à s'occuper dans la vie que son confort et qu'il fallait qu'elle y mette du sien et se dépêche et un peu plus vite que ça. Le truc bien, c'est que ça la préparait à la super vie qui l'attend quand ce sera son tour de se jeter tête la première dans la grosse machine.

Pendant que la plupart des gens qui travaillent n'en peuvent plus de dire qu'ils bossent trop et qu'ils n'ont pas de temps pour eux, que leur vie leur passe sous le nez, la plupart des gens qui ne travaillent pas aimeraient bien travailler un peu.

Je dois être simpliste ou con (ou peut-être les deux à la fois, va savoir), mais ça serait pas plus malin de réorganiser le travail, maintenant qu'il est clair que l'automatisation, l'informatique, la mondialisation et autres progrès enviables ont totalement changé la donne, que les schémas ont changé, qu'il faut tenir compte des nouvelles réalités ? Des fois, on a comme l'impression de vivre dans un pays qui érige la schizophrénie en système de pensée. D'un côté on te vend le futur sur tous les tons, on délocalise à tours de bras, on planétise les enjeux commerciaux, de l'autre on fait comme si rien ne se passait et que le plein emploi restait un but possible à atteindre si ces crevures de chômeurs voulaient bien un peu s'enlever les doigts du cul.

Si tu supprimes les emplois du secondaire (et bientôt certains de ceux du tertiaire, l'Inde n'a pas dit son dernier mot), fatalement, tu te retrouves avec des chômeurs sur le dos. Bon, tu me diras, ils n'ont qu'à bosser comme auxiliaires de vie (une valeur en hausse, ça, la gérontologie) ou dans l'hôtellerie-restauration. J'avoue que je songe sérieusement à me recycler dans l'hôtellerie (je parle anglais, et tant qu'à faire un boulot qui ne me plaît pas plus que ça, autant que ça soit assise derrière un comptoir). Le truc, c'est qu'en plus de te demander de faire des boulots pour lesquels a priori tu ne ressens pas une appétence particulière, on te demande en plus d'être super enthousiaste et de faire croire que tu es pratiquement au bord de l'orgasme à l'idée de devoir envisager ton rapport à ton boulot sur un plan strictement alimentaire. Pendant des années, pourtant, on te l'a seriné, le discours de l'épanouissement et de l'accomplissement dans le monde du travail.

Je dois avouer que j'avais fini par y croire, moi, au coup du travail que l'on accomplit dans la joie parce qu'il comble des aspirations personnelles. Et je découvre qu'il faut vite que je me calme et qu'il est urgent que je me fasse une grande injection du sens des réalités. En gros, maintenant, vu le marché de l'emploi et ta grande faute de chômeuse pas dans les bonnes cases, il va falloir que tu révises fissa tes aspirations personnelles à la baisse, que tu prennes conscience qu'on travaille avant tout pour gagner sa vie, pas pour se faire plaisir, non mais des fois. Mais il faut tout de même que tu sois motivée et hyper disponible, compétente et profilée.

C'est où le vestiaire pour passer la tenue commando ? Ah, y'a pas de vestiaire, en plus !!!


Posté par blue_cat_junior à 02:13